Parasha Behor-Bechukotai: Levitique 25,1 – 27,34

Par ahava, le 02/06/2009 à 10h01, théologie
וַיְדַבֵּ֤ר יְהוָה֙ אֶל־מֹשֶׁ֔ה בְּהַ֥ר סִינַ֖י לֵאמֹֽר׃
Et HaShem parla à Moïse au Mont Sinaï, en disant...

Behor. Sur le Sinaï, D.ieu communiqua à Moïse les lois concernant l'année sabbatique. Chaque septième année, tout travail de la terre devait cesser, et les produits de la terre sont libres et gratuits pour tous, hommes et animaux. Sept cycles sabbatiques sont suivis d'une 50ème année - le jubilée, pendant lequel tout travail de la terre cesse, les esclaves sont libérés et les terres ancestrales sont retournés à leurs propriétaires d'origines. Behor contient encore d'autres lois concernant la vente de terres, et des interdictions contre la fraude et l'usure.

Bechukotai. D.ieu promet que si le peuple d'Israël garde ses commandements, ils pourront jouir de biens matérieaux et vivre en sécurité dans leur pays. Par contre, il y a aussi une mise en garde très dure contre l'exil, la persécution et d'autres maux qui tomberont sur le peuple s'il abandonne son alliance avec avec son D.ieu. Mais même si cela venait à arriver, D.ieu ne rejetera jamais son peuple ni le détruira ou annulera son alliance avec lui car il est le Seigneur, leur D.ieu.
En outre, la parasha contient des règles selon lesquelles on calculait la valeurs de certaines promesses/engangements pris vis-à-vis de D.ieu, et la mitzvah de la dîme sur les produits et le bétail.

Comme l'être humain a le shabbat qui revient chaque semaine, la terre a les années sabbatiques.
Il y a un pricipe fondamental là-derrière: ces lois nous rapellent que nous avons un créateur qui est le véritable souverain au-dessus de tout. D.ieu nous a donné la terre, mais après tant d'années d'usage nous pouvons être amené à penser que la terre est à nous, et oublier que D.ieu en est le véritable propriétaire. Alors D.ieu nous a donné le commandement de cesser le travail de la terre pendant la septième année pour nous rappeller et nous aider à être conscient que c'est lui qui est le vrai souverain de la terre. Nous ne pouvons pas traiter la terre comme notre propriété et faire avec comme bon il nous semble, mais nous devons la voir comme un précieux cadeeau qui nous est prêté pendant un certain temps, mais qui n'ets pas à nous - et nous assurer que nous enfants pourront jouir de ce cadeau comme si nous l'avions pas usé.

Cette parasha me fait penser que dans toute occupation -que ce soit le travail de la terre et des affaires de finances- tout est fait avec et pour D.ieu, et dans tout, il est important de garder des relations justes avec les autres, mais aussi la terre et les animaux. Si D.ieu nous a libéré, ce n'est pas pour opprimer les autres, ou tricher dans nos affaires avec eux, ou encore leur causer du tort - que ce soit par des actes ou des paroles. Non, ce qui importe, c'est la liberté, la re-connaissance du vrai souverain qu'est D.ieu, et les justes relations avec les autres, par la compassion et bienveillance, la générosité... et le respect de l'autre.

Parasha Emor: Levitique 21,1 – 24,23

Par ahava, le 02/06/2009 à 10h00, théologie
וַיֹּ֤אמֶר הי אֶל־מֹשֶׁ֔ה אֱמֹ֥ר אֶל־הַכֹּהֲנִ֖ים בְּנֵ֣י אַהֲרֹ֑ן וְאָמַרְתָּ֣ אֲלֵהֶ֔ם לְנֶ֥פֶשׁ לֹֽא־יִטַּמָּ֖א בְּעַמָּֽיו׃
Et HaShem dit à Moïse: Dis aux prêtres, les fils d’Aaron, et dis à eux: Personne ne se rendra impur pour les morts parmi son peuple…

J’ai déjà entendu des gens soupirer en pensant au Lévitique et ses énumérations de lois du Lévitique, et dire que ceux-là ne disent pas grande chose concernant notre vie de tous les jours – c’est complètement faux!

La parasha de cette semaine parle du statut spécial des prêtres et des règles particuliers qu’ils doivent observer liés à la pureté et au mariage; suivent des énumérations de conditions dans lesquelles ils peuvent consommer les offrandes qui leur sont destinées; ensuite il y a une description du cycle annuel des fêtes et rites y associés, et des questions de liturgie quotidienne; puis la parasha se termine sur la mort d’un blasphémateur et des paramètres d’un jugement civil et/ou pénal.

Il y a trois choses qui m’ont fait réfléchir pendant la lecture des textes:

1. La sainteté des prêtres et l’interdiction de se souiller par le contact avec un mort.
Cette interdiction peut paraître surprenante puisqu’il est bien et important de nous d’enterrer nos morts, ceux que nous avons aimé, mais aussi ceux dont personne ne s’occupe. Les prêtres peuvent s’occuper de leurs parents les plus proches lors de leur décès, mais autrement, ils ne doivent pas s’approcher d’un cadavre (ou cimetière) pour ne pas contracter l’impureté qu’engendre la mort. Mais D.ieu est un D.ieu de vie, il est le Vivant, et le prêtre est consacré à son service avec tout son être, et il ne saurait y avoir contact entre le Vivant et la mort. Le prêtre, et tout Israël (”Vous serez pour moi une dynastie de prêtres et une nation sainte” Ex 19,6) sont voués à la vie, au service du D.ieu vivant – c’est sa plus grande vocation. La présence de la mort, d’un cadavre paraît alors comme une contestation de sa mission, et il doit l’éviter à tout prix. La mort ainsi un caractère blasphématoire mais qui n’entre pas en jeu quand il s’agit d’un proche parent. Ici, le lien familial quasiment “enveloppe” le prêtre (Cohen) et la Loi s’inverse: dans ce cas, il a l’obligation de s’exposer à l’impureté, mais qui a perdu son caractère d’impiété absolu.

2. Chaque jour compte.
Les Israélites devaient offrir du grain lorsqu’il entraient dans la terre promise, compter 7 semaines exactement, et amener, après ces 7 semaines, leur offrande de grain nouveau. Maintenant aussi, nous sommes dans une de ces période où l’on compte les jours. La Pâque est derrière nous, et Shavuot approche, et entre ces deux nous devons compter les jours, l’Omer. Après avoir été libérés, nous marchons vers la révélation et le don de la Sagesse éternelle de D.ieu. En comptant, nous restons conscients, conscients du chemin parcouru et du chemin encore à parcourir. Aujourd’hui, nous n’offrons plus de grain dans le temple, mais nous pouvons offrir nos cœurs, nos êtres tout entiers. Chaque jour compte. Nous pouvons compter les bénédictions reçus, mais aussi en sorte “compter ce que ça coûte”, faire en sorte que chaque jour compte. Et que comptons nous? Sept fois sept jours, le septième jour de chaque semaine étant le Shabbat, cette fête joyeuse, libéré, sans travail, un sanctuaire dans le temps. Ainsi en comptant ces sept fois sept jours, nous lions la liberté avec l’alliance, car nous avons été libérés en vue de l’alliance: une relation avec justement ce D.ieu Vivant, la source de tout ce qui est.

3. Tous à la même enseigne.
Lévitique 24,22 déclare “Vous aurez un jugement: il sera le même pour l’étranger et pour le citoyen: parce que moi, HaShem suis votre D.ieu.” Il y a la même Loi, la même justice à appliquer pour tous. Pas de favoritisme. Alors que dans le texte les circonstances sont plutôt dramatiques -la lapidation d’un blasphémateur- cette loi est extraordinaire. Dans un temps où un étranger n’avait quasiment pas de droits (et n’est-ce pas ainsi des fois encore aujourd’hui?), l’étranger en Israël avait droit ou même traitement devant le tribunal qu’un Israélite. Ce principe d’égalité entre citoyen et étranger se trouve à de nombreuses reprises dans la Torah.

La Nuit

Par ahava, le 14/11/2008 à 13h31, poésie
j'avance
pas à pas
j'avance
pas à pas, dans l'obscurité
j'avance,
dans le froid qui me fait taire,
dans le silence qui m'étouffe
et la solitude qui me ligote

j'avance,
pas à pas
les yeux aveuglés
alors qu'ils sont ouverts

pas à pas
j'avance
pas à pas, dans cette nuit
qui m'enveloppe,
qui veut me séparer
de moi-même

pas après pas,
je lance mes bras vers l'avant
je tends mes mains vers l'obscurité,
je la touche
je l'embrasse
je la sens

et alors,
elle change en lumière,
douce, éclatante, chaude, parfumée-
lumière qui m'enveloppe
qui m'emplit

et j'avance
pas à pas
sachant que, quand l'obscurité revient
la lumière
se trouve
qu'un un baiser plus loin
que moi.

La Suite

Par ahava, le 10/11/2008 à 11h21, amour
Hier, je t'appelais: Viens!
et aujourd'hui,
je te suis.

J'ai entendu ton appel,
une voix fort comme la tonnerre,
un deux murmure dans mon oreille,
un orage qui m'emporte
et un petit vent frais en été.

Je suis partie à ta recherche,
et je t'ai trouvé-
tes baisers ont enivrés mon âme,
et mon cœur s'en est trouvé guéri.

Tu sembles parti,
et je suis loin de chez moi,
mais mon cœur se promène dans ton jardin,
mon âme se délecte de tes délices-
le miel si doux au palais,
des grenades comme promesse des choses à venir.

Hier, je t'appelais: Viens!
et aujourd'hui,
je suis partie à ta suite,
jusqu'au noces,
pour ton baiser qui touche mes entrailles,
ton toucher qui réveille mes sens,
ton amour qui me fait vivre.

Shir HaShirim

Par ahava, le 08/11/2008 à 20h31, amour
Viens,
viens vers moi
toi que mon cœur cherche!

Viens,
et nous allons courir ensemble,
courir
et rien ne nous séparera.

Viens,
c'est toi que mon cœur cherche,
d'après toi,
mon âme se consume
avec une passion,
comparable au feu qui embrase tout
et l'eau qui submerge tout ce qui est -

Viens,
car tu es mon roi,
et mon corps entier s'épuise à force de te chercher,
ma peau brûlante de désir

Viens,
toi que mon cœur cherche,
mon amant,
mon roi,
Celui qui aime mon âme d'un amour éternel.